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- Je comprends. L’Ekjalien songea en lui-même que cela devait repousser aussi les étrangers.

- Et vous vous appelez…

- Pardonnez-moi. Je manque à mon devoir. Je me nomme Lardis et je suis le fils du Seigneur Yorg, actuel prince de la grandiose Cité de Ekja. Le garçon sur le tabouret s’appelle Seidj Haejim et la jeune femme sur le pas de votre porte, c’est sa sœur Isham. Et nous arrivons tous les trois de la lointaine province du Lotak.

- Moi c’est Jovol et je vous souhaite la bienvenue. Je suis désolé de ce que vous avez dû endurer. Vous êtes arrivés à Qkuz à un bien mauvais moment de la journée. Le villageois donna une accolade à chacun et s’attarda longuement sur Isham. Lardis reprit la discussion, incommodé lui aussi par l’odeur infecte présente dans le modeste logis composé d’un lit, d’une table basse et d’une armoire.

- Mon brave, je vous en prie, indiquez-moi un endroit convenable pour nous loger et nous restaurer. Nous aimerions aussi prendre un bain chaud si cela est possible.

- Qkuz est un village sans importance et il n’y a rien ici qui ressemble de près ou de loin à une auberge. Les voyageurs y sont rares et mal considérés par la majorité d’entre nous. Cependant, en suivant le littoral, vous parviendrez à une grande cité maritime du nom de Fanar.

- Fanar… nota distraitement l’aristocrate. Avec un mouchoir parfumé, il feignit d’essuyer de la sueur sur sa lèvre supérieure et soulagea son nez de la puanteur fétide.

- J’y suis allé une fois, il y a longtemps. C’est un endroit ravissant et intéressant à visiter. On y fait de très grosses affaires, m’a-t-on dit. Là vous y trouverez de quoi satisfaire un homme de votre qualité, pourvu que votre bourse soit bien garnie.

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