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s’écrit :

;
et que l’oeil s’écrit :

Certes ces pictogrammes sont assez éloignés de la réalité avec leur forme cubique-les kanji étaient en général peints ce qui interdit l’utilisation des arcs de cercles-mais au moins on dispose d’un moyen mnémotechnique pour s’en souvenir : le soleil avec sa forme carrée est comme traversé d’un rayon de soleil ; l’oeil, lui est représenté verticalement et les 2 traits horizontaux au milieu représentent sans doute l’iris. Et surtout, les caractères utilisés pour l’écriture sont reliés aux mots qu’ils représentent : ils ont un lien avec la langue qu’ils sont chargés de transcrire et donc avec la vie.

Pourquoi n’en est-il pas de même avec les lettres de notre alphabet ? Bien sûr le S ressemble à un Serpent et le C à un Crochet mais beaucoup de lettres comme le A ou le M n’évoquent rien, du moins

en français.

Il faut donc remonter aux sources, à la naissance des alphabets phénicien et grec pour retrouver quelques explications sur l’origine et la forme des lettres. Je me suis plus particulièrement interessé dans les pages qui suivent au passage entre l’alphabet phénicien et l’alphabet grec, autrement dit à la rencontre de l’alphabet phénicien avec les mots grecs. Pourquoi ce passage entre l’alphabet phénicien et l’alphabet grec est -il si crucial ? Précisément parce que c’est lors de ce passage qu’on semble perdre le fil conducteur entre l’alphabet et la langue : en effet, en phénicien, on sait associer a chaque lettre un mot qui admet approximativement comme pictogramme cette lettre ; en revanche, en grec, on ne connait pas ce type de représentation pictographique. C’est comme si les lettres grecques perdaient toute valeur pictographique. Est-ce aussi simple que cela ? C’est ce que nous allons voir.

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